
« Partout où les socialistes ont été confrontés à la radicalité de la crise, donc mis dans l’obligation d’agir en jetant leur idéologie par-dessus bord pour tenir un tant soit peu compte du réel, ils ont dû, donner raison à la droite en pratiquant une politique drastique de réduction du nombre de fonctionnaires et des dépenses de l’Etat.
Partout aussi, cela les a coupés de leur électorat. En Grèce comme en Espagne, c’est bel et bien la Gauche, qui, mise au pied du mur par le FMI de DSK, s’est vue contrainte de faire avaler la pilule à sa «base »….pour être aussitôt désavouée par elle, faute d’avoir dit la vérité avant d’être au pouvoir !
Voyez les indignés et l’échec cinglant de Zapatero aux dernières élections espagnoles.
Accusés par leurs propres troupes de trahir leurs idéaux, les socialistes se discréditent. Mais avec eux c’est la vie politique toute entière qui sombre dans la confusion. »
Luc Ferry (le Figaro du 23/06)
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