L'économie française et donc l'emploi en France souffrent de deux handicaps :
1) Nous travaillons moins et moins longtemps que nos concurrents directs :
Et malgré le report de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans, nous partons encore plus tôt que nos voisins européens (moyenne à 65 ans)
2) Notre coût du travail est plus élevé que chez nos concurrents directs :
Les deux causes de ces maux : les 35 heures d'une part et un financement de la protection sociale qui repose en majeure partie sur les salariés d'autre part !
La réflexion globale sur la place du travail doit permettre de répondre à ces deux handicaps :
1) il faut sortir définitivement de la logique des 35H qui ne fait que des perdants :
entreprises s'épuisaient à compenser le surcoût lié aux 35H. Résultat : une accélération
des délocalisations. Entre 2000 et 2007, nous avons perdu 12% de nos emplois
industriels.
la fois pour que les gens travaillent moins et pour qu'ils travaillent plus ! Il est profondément injuste de faire payer nos RTT d'aujourd'hui par les générations à venir.
2) nous voulons proposer un système dans lequel chacun est gagnant. Mais nous voulons le faire de façon intelligente, à l'inverse de ce qu'avait fait Martine Aubry. Ce n'est pas à l'Etat de décréter idéologiquement la durée du travail dans toutes les entreprises de France.
Nous voulons faire confiance aux partenaires sociaux.
progressivement sur 5 ans la partie des allègements de charges correspondant aux 35
heures. En économisant 2,5 milliards d'euros supplémentaires chaque année, l'Etat ferait
35 milliards d'économie sur l'ensemble du quinquennat !
cela ne concernerait pas ceux qui ont réussi à s'entendre sur un accord plus favorable. Si
un secteur considère qu'il est suffisamment compétitif en restant aux 35 heures ou même
en passant aux 32 heures, tant mieux pour lui ! Ce n'est pas à l'Etat d'en décider.
Pour les salariés qui effectuaient des heures supplémentaires et qui seront alors payés en heures normales, il faudra prévoir une compensation pendant 2-3 ans. Cela ne concerne qu'un tiers des salariés du privé et pour des montants raisonnables. Par exemple, quelqu'un au SMIC qui travaille deux heures supplémentaires par semaine gagne aujourd'hui moins de 15 euros en plus par mois. Ce manque-à-gagner sera compensé : il est normal que personne ne soit perdant.
Et le consommateur n'est pas pénalisé outre mesure : un point de TVA représente une hausse de moins de 2 euros pour un caddie de 200€ !
Enfin, la TVA anti-délocalisation permet d'alléger le coût des embauches en France et de faire payer une partie de notre protection sociale par les produits qui viennent de l'étranger.
En clair avec tout cela : on ouvre les possibilités pour les entreprises de travailler à leur rythme, pour les salariés de gagner plus tout en travaillant mieux, on allège les dépenses publiques sans augmenter le coût du travail et on fait payer une partie du financement de notre protection
sociale par les produits importés !
Tout le monde est gagnant !
Voiron passionnément, le choix d'une ville à taille humaine