
Demain la francophonie
Dominique Wolton
Flammarion 2006
« Les hommes veulent bien la mondialisation économique mais à condition d'abord de ne pas perdre leurs identités et leurs cultures» (page 19)
« Plus il y a d'ouverture, plus le besoin du respect des racines, s'impose, créant des facteurs de tension tout aussi importants que les inégalités économiques et sociales. Les enjeux culturels se politisent» (page 28)
« Tout ce qui concerne le monde symbolique des sociétés devient une ressource politique » (page 28)
« Pour l'économie et la politique, les hommes acceptent parfois de négocier. Pour la culture, c'est-à-dire les valeurs, ils ne le font pas toujours, et sont prêts à se battre. Le grand effet de la mondialisation est donc l'irruption de la culture comme enjeu politique mondial, à côté de l'économie, la santé, l'environnement » (page 28)
« Troisième mondialisation : après les conflits politiques liés à la démocratisation, les conflits sociaux liés aux inégalités économiques, on voit apparaître les conflits culturels liés aux pertes des repères identitaires». (page 30)
« La fin des distances physiques révèle l'étendue des distances culturelles » (page 31)
« L'identité culturelle refuge, dont le fondamentalisme est la forme extrême » (page 34)
« Les langues sont autant des instruments de communication qu'elles portent des visions du monde » (page 42)
« La francophonie, c'est à la fois défendre une langue et des valeurs » (page 54)
« Débattre, ce n'est pas s'installer dans la repentance, c'est se donner les moyens de la dépasser. Le rôle central de la culture dans la politique est d'organiser la cohabitation des mémoires » (page 58)
« Accueillir toutes les manières, qui font de la langue non un conservatoire mais une utopie et un espace de vie » (page 71)
« Intégration est un mot trop unilatéral. Aujourd'hui il faut admettre les apports mutuels. « Le modèle français » a lui-même autant intégré qu'il n'a été modifié par toutes ses populations et cultures qui l'ont rejoint » (page 88)
« Reconnaître la pluralité des sources de l'identité française, c'est accepter un modèle plus ouvert » (page 88)
« On n'est plus dans l'intégration mais dans le respect mutuel » (page 89)
« Il y aura demain une demande de diversité culturelle en économie comme pour le reste. Si la réalité économique capitaliste est mondiale, cela n'implique pas l'existence d'un seul modèle » (page 102-103)
« Oui, j'ai une patrie : la langue française » Albert Camus (page 109)
« Après la religion comme facteur de conflit, on redécouvrira le facteur social et culturel. Le respect des différences culturelles, l'obligation de construire la cohabitation culturelle, seront au cœur des affrontements » (page 133)
« Mieux comprendre pourquoi les hommes sont partout intelligents et cultivés, même si ce n'est pas sur le mode occidental » (page 136)
« La culture a au moins été autant facteur de rapprochement que de conflits entre les hommes » (page 180)
« Le surgissement de la diversité culturelle comme enjeu politique ne vient pas seulement de la fin de la guerre froide mais aussi de l'ouverture économique et politique du monde » (page 180)
« Aujourd'hui, dans un monde ouvert et interactif, l'histoire et les identités sont des repères indispensables. Impossible de construire la troisième mondialisation sans la double reconnaissance de l'identité et de l'histoire » (page 181)
« le risque d'une opposition culturelle dont la guerre des civilisations pourrait être une des issues fatales » (page 183)
« Dans un monde ouvert confronté aux pertes d'identité, les peuples, les sociétés, les cultures seront moins fascinés par l'ouverture et la circulation que par le maintien de repères culturels forts » (page 186)
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